



La thèse de Mahi Alpha BA, intitulée « Communication, environnement et insalubrité publique : enjeux, acteurs et pratiques en banlieue dakaroise au Sénégal », a été soutenue avec Mention d’excellence à l’Université du Québec à Montréal. Cette recherche constitue une contribution scientifique importante à la compréhension des enjeux d’insalubrité publique dans l’agglomération dakaroise.
Cette étude apporte une contribution scientifique sur la problématique de l’insalubrité publique dans l’agglomération dakaroise, envisagée non seulement comme un enjeu technique de gestion des déchets, mais également comme un phénomène social, communicationnel et participatif. Elle prend appui sur le constat que l’enjeu de l’insalubrité publique demeure persistant et visible dans l’espace urbain sénégalais, en particulier dans la région dakaroise.
L’originalité de la démarche adoptée réside dans le déplacement du regard : il ne s’agit pas uniquement d’interroger l’efficacité des dispositifs techniques ou organisationnels, mais également de comprendre comment les différents acteurs – pouvoirs publics, médias et citoyens – perçoivent, construisent et prennent en charge collectivement cette problématique à travers leurs discours, leurs pratiques et leurs diverses formes d’engagement. Le déchet, loin d’être appréhendé comme un simple résidu matériel, est ainsi abordé dans cette recherche comme un objet social révélateur de rapports singuliers à l’environnement, au cadre de vie et à l’espace public. Pour ce faire, la recherche s’inscrit dans le champ de la communication environnementale (Kane, 2016 ; 2022), notamment dans ses dimensions constitutive et pragmatique (Cox, 2010). Elle s’appuie également sur les apports des théories des représentations sociales dans une perspective structurale (Abric, 2011; Flament, 2003) et sur le développement des savoirs citoyens (Chouinard et al., 2016 ; Nez, 2011) afin de saisir la manière dont les acteurs construisent collectivement leur rapport à l’environnement et à l’insalubrité, ainsi que les modalités de leur participation aux mécanismes de prévention et de lutte.
Sur le plan méthodologique, la thèse adopte une approche qualitative de type ethnographique. Des entretiens semi-directifs, des observations in situ et un travail photographique ont permis de recueillir des données auprès de trois catégories d’acteurs : les responsables de la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED), des journalistes spécialistes des questions environnementales et officiant dans différents médias, et des citoyens regroupés en associations dans trois localités de la banlieue dakaroise (Mbao, Golf Sud, Médina Gounass). L’immersion sur le terrain a favorisé une compréhension fine des logiques sociales, professionnelles et institutionnelles à l’œuvre, reconstruite à travers une analyse thématique des données.
L’application de la méthode de l’évocation hiérarchisée (Abric, 2005), avec la technique de confrontation que nous avons introduite a permis la détermination du noyau central et des éléments périphériques de la représentation sociale de l’environnement. Il ressort d’ailleurs des résultats que les médias, les pouvoirs publics ainsi que les communautés partagent un même noyau central : dëkk u waay bi (le cadre de vie). Toutefois, les éléments périphériques de cette même représentation divergent d’un acteur à l’autre. La recherche met en exergue la place centrale qu’occupe mbedd mi (l’espace public au sens matériel) dans la conception de l’environnement chez les acteurs.
De plus, les résultats montrent que les acteurs étudiés possèdent un niveau de connaissance relativement similaire des causes et des manifestations de l’insalubrité publique. Les savoirs citoyens des communautés locales, tout comme l’expertise institutionnelle de la SONAGED et l’analyse journalistique, convergent pour identifier les facteurs structurels, organisationnels et comportementaux qui alimentent le phénomène. Toutefois, cette maîtrise des réalités locales ne se traduit pas automatiquement par des pratiques homogènes ni par une efficacité accrue des interventions du fait de la pluralité des réponses apportées à l’insalubrité publique. Les associations citoyennes, notamment, déploient des initiatives locales innovantes, mais fragilisées par le manque de moyens, l’adhésion partielle des communautés et la persistance de l’état d’esprit de mbedd u buur (res nullius) qui favorise des pratiques permissives.
L’analyse combinée de ces dynamiques révèle une tension constante entre des actions fortement symboliques, mais peu durables, des stratégies institutionnelles structurées, mais réactives, des journalistes conscients, mais peu soutenus et des initiatives citoyennes dynamiques, mais vulnérables. Cette configuration illustre les défis majeurs de la communication environnementale et participative dans les contextes urbains africains : la nécessité de dépasser la symbolique politique, d’institutionnaliser la participation citoyenne, de renforcer les capacités des médias et de stabiliser les initiatives locales.
En définitive, cette thèse montre que la lutte contre l’insalubrité publique à Dakar correspond à un état de crise permanente et ne peut se réduire à des dispositifs techniques ni à des campagnes ponctuelles de sensibilisation. Elle nécessite la mise en place d’une véritable infrastructure civique de la communication, articulant de manière cohérente les actions politiques, institutionnelles, médiatiques et citoyennes, tout en tenant compte des dimensions culturelles, sociales et économiques qui conditionnent l’appropriation durable des changements. À ce titre, l’expérience dakaroise contribue à enrichir les débats scientifiques sur la communication environnementale et participative, en proposant une lecture intégrée de l’insalubrité publique comme enjeu à la fois écologique, social et communicationnel.
Bibliographie sélective
Abric, J.-C. (2005). La recherche du noyau centrale et de la zone muette des représentations sociales. Dans Méthodes d’étude des représentations sociales (érès).
Abric, J.-C. (dir.). (2011). Pratiques sociales et représentations (3e éd). Presses universitaires de France.
Chouinard, Omer, Weissenberger, Sebastian et Lane, Dan. (2016). L’adaptation au changement climatique en zone côtière selon l’approche communautaire : études de cas de projets de recherche-action participative au Nouveau-Brunswick (Canada). VertigO – la revue électronique en sciences de l’environnement, Hors Série(38). http://dx.doi.org/10.4000/vertigo.16642
Cox, J. Robert. (2010). Environmental communication and the public sphere (2nd ed). Sage Publications.
Flament, Claude. (2003). Structure et dynamique des représentations sociales. Dans Denise Jodelet (dir.), Les représentations sociales (7. éd, p. 224‑239). Presses Univ. de France.
Kane, Oumar. (2016). La communication environnementale: enjeux, acteurs et stratégies. l’Harmattan.
Kane, Oumar. (2022). La communication environnementale : qu’est-ce que c’est et comment entend-elle contribuer aux pistes de solution relatives à la crise climatique ? Le Climatoscope, (3), 101‑105.
Nez, Héloïse. (2011). Nature et légitimités des savoirs citoyens dans l’urbanisme participatif. Une enquête ethnographique à Paris. Sociologie, 2(4), 387. https://doi.org/10.3917/socio.024.0387
Justine Lalande est la nouvelle Vice-Présidente à la Diffusion de l’Académie des Controverses et de la Communication Sensible.
Justine est professeure au Département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux portent sur la communication stratégique des politiques publiques, la participation publique et les dispositifs d’influence. Elle est membre du Laboratoire sur l’influence et la communication (Labfluens) et chercheure associée au Groupe de recherche en communication politique (GRCP) de l’Université Laval. Son parcours combine la recherche universitaire et la pratique professionnelle en communication stratégique et en acceptabilité sociale.
Bienvenue !
L’ouvrage collectif intitulé ‘Communication de risque et de crise » est paru en septembre 2026 aux Presses Universitaires du Québec (PUQ).
Cet ouvrage, coordonné par Thierry Libaert, Bernard Motulsky et Francine Charest, propose une approche plurielle de la communication de risque et de crise, articulant fondements théoriques, analyses critiques et outils opérationnels. Préfacé par Christophe Roux Dufort, il contient également plusieurs contributions de membres de l’ACCS.
https://www.puq.ca/catalogue/livres/communication-risque-crise-5160.html
En association avec PR Suisse, la Société Romande de Relations publiques, l’ACCS tiendra son 8ème séminaire annuel le 29 octobre 2026 à Lausanne. Des experts et des professionnels de haut rang exposeront les dernières avancées et réflexions sur la Communication des #risques et la gestion des crises, dans une perspective internationale.
Informations et inscriptions: https://accs2026.sciencesconf.org/
Par Thierry Libaert, Président honoraire de l’ACCS
Pour l’Académie des Controverses et de la Communication Sensible, il y a beaucoup de raisons d’honorer la mémoire d’Edgar Morin.
Promoteur de l’interdisciplinarité, de la pensée humaniste et de la complexité, ses travaux sont unanimement reconnus et parfois même davantage à l’étranger qu’en France. Edgar Morin doit détenir le record des reconnaissances Honoris Causae avec plus d’une trentaine de distinctions, et cela bien avant que ce titre ne perde de sa valeur.
Si la communication existe aujourd’hui comme une discipline constituée et enseignée dans les universités, Edgar Morin y est pour beaucoup. Avec le Centre d’Etudes des Communications de Masse (CECMAS) en 1960, rebaptisé en 2008 Centre Edgar Morin, il a impulsé les premières recherches dans une optique totalement interdisciplinaire. Il a dirigé la revue Communication qui existe toujours. Il a été un défricheur à une époque où la communication était nettement moins présente dans l’espace public.
Cette science de la communication qu’il a contribué à forger, il l’a voulue ouverte sur l’ensemble des autres disciplines et notamment, ce qui était là encore totalement innovant, sur les sciences de la vie.
Il a réussi l’exploit de réussir à ce que tout le monde peut aujourd’hui commenter ses pensées sans jamais avoir lu ses œuvres majeures et notamment La Méthode. Il a en effet développé une pensée particulièrement élaborée, la pensée de la complexité, tout à l’accompagnement d’une volonté permanente de vulgarisation.
Sur les grands axes de nos travaux, nous rencontrons toujours la pensée d’Edgar Morin, que ce soit sur les questions environnementales ou la communication de crise, l’œuvre d’Edgar Morin est présente. C’est ainsi que la pensée de la crise est indissociable de son article fondateur « Pour une crisologie », rédigé en 1976. Il y écrivait déjà : « Il n’est pas de domaine ou de problème qui ne soient hantés par l’idée de crise »
La pensée complexe est au cœur de l’étude des controverses. Elle permet de les dépasser en cherchant à trouver d’abord les accords plutôt que d’approfondir les désaccords, et surtout en élargissant les controverses à d’autres angles d’approche.
J’aime ce mot pour le présenter : « indiscipliné », non seulement puisqu’il était fondamentalement libre, mais aussi parce qu’il ne pouvait se reconnaître dans une seule discipline.
La généralisation des situations de risque et l’enchaînement de crises majeures – qu’elles soient environnementales, sanitaires, industrielles, numériques ou politiques – transforment en profondeur les conditions de production, de circulation et de réception de l’information tout comme les pratiques de communication des acteurs (Allard-Huver, 2020; Libaert et al., 2018; Libaert & Pierlot, 2005). Dans ces contextes marqués par l’urgence, l’incertitude et parfois l’agonistique, la communication n’est pas simplement perçue comme un dispositif d’accompagnement, de médiation ou de sensibilisation mais également comme un processus de cadrage et de mise en discours. La communication sur les risques et les crises, parce qu’elle permet de réguler les rapports entre experts, décideurs, médias et publics, s’inscrit au cœur des processus de décision, de légitimation de l’action publique et organisationnelle, mais également de construction de la confiance – ou de la défiance – face aux institutions, d’imputation et de députation des responsabilités de plus en plus illimitées des organisations (D’Almeida, 1996, 2007).
Nonobstant, communiquer sur les risques et en situation de crise soulève de nombreux défis théoriques, méthodologiques, socio-culturels et éthiques. La tension entre transparence et contrôle de l’information, la gestion du sensible, les risques de dissimulation, de minimisation ou de dramatisation excessive, ainsi que la crédibilité des sources sont autant d’enjeux centraux. Ces problématiques sont accentuées par la complexité croissante des savoirs scientifiques mobilisés, par la pluralité des expertises en concurrence et par la circulation rapide de l’information dans des environnements médiatiques et numériques en changement (Alloing, 2023; Alloing & Vanderbiest, 2018; Catellani et al., 2018, 2022; Pascual Espuny, 2017). Plus encore, ces dynamiques reconfigurent les dispositifs d’intelligence territoriale et d’intelligence économique, en posant la question de la veille stratégique, de la circulation asymétrique des informations, de la maîtrise des flux informationnels et de la capacité des acteurs publics et privés à transformer l’information en ressource stratégique dans des écosystèmes communicationnels instables et concurrentiels (Knauf et al., 2021; Knauf & Marcon, 2024; Marcon, 2024).
La communication des risques se heurte également à des résistances culturelles, à des formes de contestation des autorités scientifiques et institutionnelles, ainsi qu’à des conflits opposant défenseurs d’intérêts catégoriels et défenseurs de l’intérêt général (Yates et al., 2023). En contexte de crise, ces tensions peuvent favoriser la désinformation, la polarisation des débats, la défiance envers les institutions ou encore la diffusion de récits alternatifs et complotistes. Les médias, les journalistes et les plateformes numériques occupent à ce titre une position clé dans la construction, la médiatisation, la réception et la perception des crises, tout en étant eux-mêmes pris dans des logiques d’accélération et de spectacularisation dans un système médiatique régi par la logique du buzz et l’économie de l’attention (Jeanneret, 2014; Vergopoulos, 2016).
Par ailleurs, la perception et l’appropriation des messages de risque varient fortement selon les contextes socio-économiques, les trajectoires culturelles, les expériences antérieures des crises et les inégalités d’exposition aux risques (Beck, 2015). Ces dynamiques invitent à repenser les modèles dominants de la communication de crise et des risques au prisme de l’incommunication, de l’acceptabilité sociale, de la justice informationnelle et de l’inclusion des publics les plus vulnérables (Friser & Yates, 2021). Elles interrogent également les capacités des dispositifs de communication à intégrer la participation citoyenne, la délibération et la reconnaissance des savoirs profanes (Callon et al., 2001).
Dans cette perspective, et dans un environnement médiatique changeant, l’analyse des stratégies, des discours et des pratiques de communication des risques et de crise dans différents contextes culturels, politiques, institutionnels et organisationnels nous apparaît comme essentielle pour mieux éclairer les évolutions tant professionnelles qu’académiques de la recherche sur ces sujets.
L’Académie des Controverses et de la Communication Sensible (https://academie-ccs.uqam.ca/) invite ainsi chercheurs et professionnels à participer à son séminaire annuel 2026 consacré à la communication de crise et à la communication des risques, afin d’interroger les transformations contemporaines de ces pratiques face à l’incertitude, à l’agonistique, aux transformations des modes d’information et de communication tout comme aux reconfigurations des rapports entre acteurs au sein de la sphère publique. Ce séminaire vise à favoriser un dialogue interdisciplinaire et comparatif entre recherche académique et retours d’expérience de terrain.
Axes thématiques
Les propositions de communication pourront s’inscrire dans les axes suivants (liste non exhaustive) :
Dispositifs de veille et d’alerte, usages de l’OSINT (Open source intelligence), gestion des vulnérabilités informationnelles, protection de la réputation, influence, contre-influence et coordination du processus de décision, mécanismes de circulation sélective de l’information en cellule de crise.
Modalités et format attendu des propositions de communication :
Les chercheurs et professionnels intéressés sont invités à soumettre une proposition de communication sous la forme d’un résumé de 400 mots minimum (hors bibliographie) sur la plateforme https://accs2026.sciencesconf.org/ :
Les propositions devront comporter les éléments suivants :
Dates importantes
Publication des actes
Les communications présentées feront l’objet d’une publication dans un volume d’actes numérique (ISSN) édité par l’ACCS ; les meilleures contributions seront, après évaluation, proposées pour la préparation d’un numéro de la R2IE (Revue internationale d’intelligence économique) dans lequel elles pourront paraître sous forme d’articles scientifiques.
Comité d’Organisation
François Allard-Huver : fallardhuver@uco.fr
Julie Escurignan : jescurignan@uco.fr
Cécile Gruet : ccgruet@gmail.com
Karine Johannes : karine.johannes@gmail.com
Thierry Libaert : thierry.libaert@uclouvain.be
Bernard Motulsky : motulsky.bernard@uqam.ca
Stéphanie Yates : yates.stephanie@uqam.ca
Comité Scientifique :
François Allard-Huver, Université Catholique de l’Ouest.
Nicolas Baygert, IHECS-Protagoras.
Andrea Catellani, Université Catholique de Louvain.
Julie Escurignan, Université Catholique de l’Ouest.
Thomas Anh Ngoc Hoang, Université Catholique de l’Ouest.
Béatrice Jalenques-Vigouroux, INSA-Toulouse.
Winni Johansen, Aarhus University.
Audrey Knauf, Université de Lorraine.
Justine Lalande, Université du Québec à Montréal.
Erwan Lecoeur, Sciences-Po Grenoble.
Valérie Lehman, Université du Québec à Montréal.
Bernard Motulsky, Université du Québec à Montréal.
Céline Pascual-Espuny, Aix-Marseille Université.
Flore Tanguay-Hébert, Université du Québec à Montréal.
Stéphanie Yates. Université du Québec à Montréal.
Bibliographie
Allard-Huver, F. (2020). Savoirs, dispositifs et médiations des risques alimentaires : Le scandale des œufs contaminés au fipronil. Les Enjeux de l’information et de la communication.
Alloing, C. (2023). Fausser l’information journalistique pour mobiliser les algorithmes et les publics : Comment les plateformes permettent-elles de faire du vrai avec du faux ? Les Enjeux de l’information et de la communication, 231(S1), 47‑68. https://doi.org/10.3917/enic.hs13.0047
Alloing, C., & Vanderbiest, N. (2018). La fabrique des rumeurs numériques. Comment la fausse information circule sur Twitter ? Le Temps des medias, n° 30(1), 105‑123.
Beck, U. (2015). La société du risque : Sur la voie d’une autre modernité.
Callon, M., Lascoumes, P., & Barthe, Y. (2001). Agir dans un monde incertain : Essai sur la démocratie technique. Editions du Seuil.
Catellani, A., Pascual Espuny, C., Allard-Huver, F., Loneux, C., Bernard, F., & d’Almeida, N. (2022, mai). Crises environnementales et organisations. Regards en communication environnementale. Un monde de crises au prisme des communications organisationnelles. https://hal.science/hal-03655308
Catellani, A., Pascual Espuny, C., Malibabo, L. P., & Vigouroux, B. J. (2018, octobre). Post-normal science and environmental communication : Talking about risk, uncertainty and controversies. 7th European Communication Conference – Centers and Peripheries: Communication, Research, Translation – ECREA congress. https://hal-amu.archives-ouvertes.fr/hal-02120454
D’Almeida, N. (1996). L’entreprise à responsabilité illimitée La citoyenneté d’entreprise en questions (Editions Liaisons).
D’Almeida, N. (2007). La société du jugement : Essai sur les nouveaux pouvoirs de l’opinion. Colin.
Friser, A., & Yates, S. (2021). Article introductif – L’acceptabilité sociale, une question de démocratie participative ? Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels – RIPCO, (69), 5‑16. https://doi.org/10.3917/rips1.069.0005
Jeanneret, Y. (2014). Critique de la trivialité : Les médiations de la communication, enjeu de pouvoir. Éditions Non standard.
Knauf, A., & Marcon, C. (2024). Éditorial. Perspectives actuelles en intelligence économique territoriale. Revue internationale d’intelligence économique, 16(2). https://hal.science/hal-05079521
Knauf, A., Moinet, N., & Coussi, O. (2021). Éditorial. Revue internationale d’intelligence économique, 13(1), 9‑13.
Libaert, T., Motulsky, B., Baygert, N., Vanderbiest, N., & Vicherat, M. (2018). Communication de crise. Pearson. https://books.google.co.uk/books?id=zqRhDwAAQBAJ
Libaert, T., & Pierlot, J.-M. (2005). Les Nouvelles Luttes sociales et environnementales. Notre-Dame-des-Landes, droit au logement, gaz de schiste, expérimentation animale…. Vuibert.
Marcon, C. (2024). Intelligence économique et développement durable : Fusion ou confusion ? La Revue des Sciences Commerciales / Business Sciences Review, 22(2), 7‑24.
Pascual Espuny, C. (2017). Communication environnementale et communication des organisations. Logiques de publicisation, de circulation et de cristallisation, mémoire d’habilitation à diriger des recherches en sciences de l’information et de la communication, Aix-Marseille Université. [Habiliation à diriger des recherches]. Aix-Marseille Université.
Vergopoulos, H. (2016). Quand les médias apaisent les crises qu’ils attisent, le tourisme en Grèce en temps de crise et son traitement médiatique – Les Feuillets. Effeuillage. https://feuillets.effeuillage-la-revue.fr/portfolio-item/quand-les-medias-apaisent-les-crises-quils-attisent-le-tourisme-en-grece-en-temps-de-crise-et-son-traitement-mediatique/
Yates, S., Lalande, J., & Lalancette, M. (2023). Du « modèle du déficit » au tournant participatif en communication des risques : Les luttes d’expertise au cœur de l’acceptabilité sociale des projets d’exploitation des ressources naturelles. Canadian Journal of Communication, 48(4), 743‑770. https://doi.org/10.3138/cjc-2022-0005

Face aux crises climatiques, sociales et environnementales qui touchent le continent, la communication joue un rôle essentiel pour informer, mobiliser et renforcer la résilience. Les recherches africaines en communication climatique soulignent l’importance de récits ancrés dans les réalités locales et de messages adaptés aux contextes sociaux et culturels du continent.
L’expertise en communication environnementale et gestion du risque développée par plusieurs chercheurs africains montre également la nécessité d’approches intégrées, alliant sciences, participation communautaire et stratégies de sensibilisation efficaces.
Ce webinaire explorera comment mieux communiquer face aux crises pour accompagner les transitions durables, mobiliser les acteurs et renforcer la capacité d’action des sociétés africaines.
