Archives de catégorie : Actus ACCS

[Partenaires] Colloque « La place des expert·es et des scientifiques dans les controverses politiques »

La place des expert·es et des scientifiques dans les controverses politiques

20-22 October 2021, Bordeaux, Maisons des suds (Campus Pessac) 

Attend in person or online / Assister sur place ou à distance

Colloque en anglais avec traduction simultanée en français 

Registration and program / Inscriptions et programme https://sciencepolitics.sciencesconf.org
Registration and payment required before 16 October/ Inscription payante et obligatoire avant le 16 octobre.

Free for students / Gratuit pour les étudiant·es 

Open to the public / Ouvert au grand public

 Sanitary pass required / Passe sanitaire obligatoire 

Summary: Despite their classification as either primarily technical or purely moral, some social problems—especially those about the meaning, impact, or survival of human life—require policymakers to negotiate contested scientific and ethical terrain. Centering this question, this conference examines how and why “experts,” broadly defined, as well as activists and policymakers interact and influence each other as they work to address contested, high-stakes issues in Europe and North America. This conference, conceived and organized before the events of this last year, seeks to interrogate the uncomfortable, confusing, and consequential intersection of experts and politics of which the Covid-19 crisis is only the latest dramatic example.


Résumé : Malgré leur classification essentiellement technique ou morale, certains problèmes sociaux majeurs — en particulier ceux concernant le sens, l’impact ou la survie de la vie humaine — exigent des décideur·euses qu’ils et elles affrontent un terrain scientifique et éthique contesté. Mettant cette intersection au centre de son programme, ce colloque examine comment et pourquoi les « expert·es », au sens large, ainsi que les militant·es et les décideu·euses interagissent et s’influencent mutuellement lorsqu’ils et elles font face ces problèmes en Europe et en Amérique du Nord. Ce colloque, conçu et organisé avant les événements de l’année dernière, vise à analyser cette interaction complexe entre la prise de décision et l’expertise, dont les réponses à la crise de Covid-19 ne sont que le dernier exemple dramatique.

Le programme du colloque en PDF

Résumés du séminaire « La communication est-elle (vraiment) un métier ? »

En attendant notre prochain évènement du 24 novembre consacré à la question de l’astroturfing, nous vous prions de trouver ci-après les résumés des interventions du 17 juin pour le séminaire « La communication est-elle (vraiment) un métier ? ».

Résumés 17 juin 2021

Vous trouverez également ci-après l’enregistrement des communications et des échanges, disponible sur Youtube :

[APPEL A COMMUNICATIONS] Transitions en tension Controverses et tensions autour des transitions écologiques – 16 et 17 décembre 2021

Un appel de nos amis du Groupe d’études et de recherche « Communication, environnement, science et société » de la SFSIC pour un colloque organisé à Louvain-la-Neuve et en distanciel sur une plateforme numérique les 16 et 17 décembre 2021. 

 Site de l’appel : https://transition2021.sciencesconf.org/

Ce colloque veut interroger les discours et les phénomènes communicationnels liés aux transitions écologiques et énergétiques – nous utilisons explicitement le pluriel pour indiquer la complexité de l’objet en question. La dimension polémique de la communication qui entoure les transitions – controverses, polémiques, discussions, débats – et qui mobilise le langage verbal et tout autre type de dispositif sémiotique (notamment les images fixes et en mouvement), est notamment au centre de l’attention. 


Nous voulons impliquer dans la réflexion les chercheuses et chercheurs qui analysent ces phénomènes avec des outils scientifiques issus des sciences humaines et sociales. Notre focus porte en premier lieu sur les sciences de l’information et de la communication, mais porte également une attention particulière aux projets interdisciplinaires ou à la frontière entre différentes disciplines. Le colloque est ouvert aux chercheurs qui travaillent sur les différents domaines liés aux phénomènes d’information et communication : médias et journalisme, réseaux sociaux numériques, discours politique, communication des organisations, industries culturelles et médiatiques, sciences de l’information, notamment.

Le programme provisoire du colloque est en cours de préparation.

Francis Chateauraynaud (EHESS, Paris), Marie-Gabrielle Suraud (CERTOP, Université de Toulouse 2) et Markko Lehtonen (Universitat Pompeu Fabra, Barcelona, Espagne) proposeront des conférences plénières pendant le colloque. 

L’appel à communication complet est disponible sur le site du colloque (https://transition2021.sciencesconf.org/data/pages/Appel_a_communication_call_for_papers_convocatoria_de_ponencias_GER_CESS_2023.pdf).  

Les propositions de communication (en français, anglais ou espagnol) sont à soumettre sur le site et aussi via courriel à andrea.catellani@uclouvain.be et gregoire.lits@uclouvain.be au plus tard le 30 septembre 2021, en suivant les instructions présentées dans l’appel à communication.  

Une publication scientifique est prévue, suite au colloque. 

Site du GER « Communication, environnement, science et société » : https://comenvironnement.hypotheses.org/ 

Résumés du séminaire « Communication & Risques climatiques »

En attendant notre prochain évènement du 17 juin consacré à la thématique « La communication est-elle (vraiment) un métier ?« , nous vous prions de trouver ci-après les résumés des interventions du 16 mars pour le séminaire « Communication & Risques climatiques ».

Résumés 16 mars 2021

Vous trouverez également ci-après l’enregistrement des communications et des échanges, disponible sur Youtube :

Au plaisir de vous retrouver le 17 juin !

[ANNONCE] La communication est-elle (vraiment) un métier ? 17 juin / 17h-19h / En ligne

Nous avons le plaisir de vous annoncer notre prochain évènement qui aura lieu en ligne, le 17 juin de 17h à 19h, sur la thématique de « La communication est elle (vraiment) un métier ? ».

Inscription obligatoire via eventbrite : https://www.eventbrite.fr/e/billets-la-communication-est-elle-vraiment-un-metier-153666371253

Programme

17 h 00 – Introduction.

  • Thierry Libaert, Président de l’ACCS.

17 h 15 – Les métiers de la communication, de quoi parle t’on?

  • Guy Versailles, Lauréat du prix d’excellence des relations publiques au Quebec, Canada.

17 h 45 – La représentation par les jeunes des métiers de la communication.

  • Elise Le Moing-Maas, Professeure à l’IHECS, Belgique.

18 h 05 – Profil des communicants et régulation des relations publiques

  • Marc David, Professeur à Sherbrooke, Canada.
  • Bernard Motulsky, Professeur à l’Université du Quebec à Montréal, Canada.

18 h 25 – Débat

18 h 45 – Conclusion.

  • Jean-Pierre Beaudoin, Professeur associé émérite au Celsa-Paris Sorbonne, Past-President de l’International Communications Consultancy Organization (ICCO)

19 h. Fin.

Animation : Julie Escurignan, Responsable des relations entreprises au CELSA, Chercheuse à l’Université de Roehampton, Londres.

[APPEL A COMMUNICATIONS] Séminaire ACCS – Astroturfing, de l’usurpation à la manipulation du débat public ? – 24 Novembre 2021

Version PDF de l’appel.

Présentation de la thématique

L’astroturfing fait référence à la création et à l’utilisation de faux mouvements spontanés de citoyens ou de consommateurs pour faire la promotion d’un produit ou d’une idée. C’est le sénateur du Texas Lloyd M. Bentsen qui utilise en 1986 cette expression pour la première fois pour condamner un mouvement citoyen qu’il jugeait « artificiel »(Lits, 2020). En effet, le terme fait référence à une célèbre marque nord-américaine de pelouse artificielle, « AstroTurf », utilisée dans les stades sportifs et qui imite une pelouse naturelle. Cette technique de communication, qui soulève de nombreux questionnements éthiques, consiste essentiellement à commanditer la mise en place de groupes de citoyens qui prendront publiquement position sur un enjeu sans que le commanditaire ne soit ni connu ni mentionné et qui, par leur action, viseront à influencer l’opinion ou à faire pression sur un autre acteur du débat public (Libaert & Allard-Huver, 2014).

Le terme a émergé en opposition aux mouvements grassroot, définis comme des « mouvements locaux nourris par la communauté qui donne son temps et ses ressources pour soutenir une cause spécifique. Leur objectif primaire est donc de gravir les échelons à partir d’efforts collectifs pour supporter une cause sociale ou politique que ces volontaires considèrent significative pour le bien commun de la société. » [traduction libre] (Cho et al., 2011, p. 573). En reprenant les codes d’un mouvement de citoyen « grassroots », le commanditaire d’un groupe astroturf s’assure d’une présence légitime dans l’espace public sans qu’il ne soit mentionné, donnant ainsi un poids et une indépendance plus grandes aux idées véhiculées par des personnes ignorant tout des ficelles derrière le mouvement auquel elles s’associent. D’autres déclinaisons du phénomène se retrouvent aussi sous le vocable astroturf. Le terme peut ainsi faire référence à des « groupes de façades », coquilles vides qui se présentent comme des groupes citoyens mais qui de fait, n’ont pas de membres. Sur le web, l’astroturfing digital consiste enfin à imiter les actions citoyennes « bottom-up », en appui à un projet, une entreprise ou une cause, par l’entremise de dispositifs technologiques (sock puppet ou clik farm, par exemple) ou par le recours à un grands nombres d’individus rémunérés à cette fin.

S’appuyant sur la dissimulation de l’émetteur réel du message et sur le simulacre d’un mouvement citoyen (Boulay, 2012, 2015) l’astroturfing constitue donc une remise en question du dire-vrai et de la crédibilité de la parole dans la sphère publique, qu’elle soit en ligne ou dans la rue (Gilewicz & Allard-Huver, 2013; Lits, 2019). Plus encore, dans un monde de plus en plus polarisé, c’est la posture et l’éthique des communicants et des organisations qui recourent à ce processus qui interroge et qui questionne les rapports de nos sociétés à ces phénomènes (Foucart et al., 2020)

Face à ce phénomène dont l’ampleur est mal connue, le prochain séminaire de l’ACCS, le 24 novembre 2021, sera consacré à la question de l’astroturfing, de l’usurpation à la manipulation du débat public ?

Trois axes ont été privilégiés pour ce séminaire, à savoir les pratiques existantes, la mesure de leur prégnance et leur régulation.  Nous invitons donc les auteurs et autrices à proposer des communications qui correspondent aux orientations suivantes (liste non exhaustive) :

  • Rendre compte de l’état actuel du phénomène
  • Mieux apprécier les cas de « front groups » et de « sockpuppets », les fausses identités individuelles, notamment numériques ;
  • Mieux connaître les outils pouvant être utilisés pour identifier l’astroturfing, une tactique efficace d’astroturfing étant par définition discrète;
  • Analyser la constitution de groupes d’expertise à façade scientifique ;
  • Comprendre les différents types d’astroturfing afin de constituer, de stimuler et de nourrir des mouvements d’influence trompeurs;
  • Évaluer les impacts réels de ces tactiques sur la démocratie, le lobbying et les jeux d’influence autour de cas concret identifiés;
  • Produire un état des lieux sur la réglementation des pratiques professionnelles derrière ces comportements;
  • Interroger les démarches de régulations et la nature des phénomènes dans le cadre des stratégies d’influence au niveau européen;
  • Réfléchir à la manière d’encadrer les pratiques publiques d’influence de groupes citoyens, d’individus, d’entreprises, d’associations, de mouvements idéologiques et de regroupements divers.

Ce séminaire ACCS, prévu actuellement en format virtuel compte tenu de la situation sanitaire, est organisé en partenariat avec la Chaire de relations publiques et communication marketing de l’Université du Québec à Montréal et le Centre de recherche sur les médiations (CREM) de l’Université de Lorraine.

 

Modalités de soumission d’une proposition et dates clés

Les chercheurs et chercheuses intéressés à proposer une communication correspondant à une présentation de 15 minutes sont invités à envoyer une proposition au plus tard le lundi 28 juin 2021. Si besoin des relances seront effectuées.

Le format de la proposition sera de 500 mots maximum, plus une courte bibliographie et cinq mots clés (format PDF svp avec titre, nom et coordonnées sur une page de garde, page suivante avec titre et texte mais anonyme). Les communications retenues et présentées pourront faire l’objet d’une publication sous forme d’actes du séminaire.

Les propositions de communication devront être envoyées simultanément aux quatre personnes suivantes :

François Allard – fr.allardhuver@gmail.com

Valérie Lehmann – lehmann.valerie@uqam.ca

Thierry Libaert – thierry.libaert@uclouvain.be

Bernard Motulsky – motulsky.bernard@uqam.ca

Courant juillet 2021, les auteurs recevront les commentaires émis par les membres du comité scientifique du séminaire ACCS 2021. Le programme définitif du séminaire sera établi au cours du mois de septembre en fonction des communications acceptées.

Si besoin de plus d’informations, les auteurs intéressés à soumettre une proposition peuvent communiquer par courriel avec l’une des quatre personnes citées plus haut. Merci.

Comité scientifique du séminaire ACCS 2021

Christophe Roux-Dufort, Professeur Université Laval, Québec

Flore Tanguay-Hébert, Chargée de cours Université du Québec à Montréal, Québec

Winni Johansen, Professeure Université Aarhus, Danemark

Andrea Catellani, Professeur Université Catholique de Louvain, Belgique

Béatrice Jalenques-Vigouroux, Maitre de Conférence, INSA Toulouse, France

Arnaud Mercier, Professeur Panthéon Assas, France

Stéphanie Yates, Professeur, Université du Québec à Montréal, Québec

Et Valérie Lehmann, Professeure, Université du Québec à Montréal, présidente du Comité scientifique de l’ACCS

Bibliographie de référence

Boulay, S. (2012). Exploration du phénomène d’astroturfing : Une stratégie de communication usurpant l’identité citoyenne dans l’espace public. Communiquer. Revue de communication sociale et publique, 7, 61‑84. https://doi.org/10.4000/communiquer.487

Boulay, S. (2015). Usurpation de l’identité citoyenne dans l’espace public : Astroturfing, communication et démocratie. Presses de l’Université du Québec.

Cho, C., Martens, M., Kim, H., & Rodrigue, M. (2011). Astroturfing Global Warming : It Isn’t Always Greener on the Other Side of the Fence. Journal of Business Ethics, 104, 571‑587. https://doi.org/10.1007/s10551-011-0950-6

Foucart, S., Horel, S., & Laurens, S. (2020). Les gardiens de la raison : Enquête sur la désinformation scientifique. La Découverte.

Gilewicz, N., & Allard-Huver, F. (2013). Digital Parrhesia as a Counterweight to Astroturfing. In Online Credibility and Digital Ethos : Evaluating Computer-Mediated Communication (p. 215‑227). IGI Global. https://doi.org/10.4018/978-1-4666-2663-8.ch012

Libaert, T., & Allard-Huver, F. (2014). La communication sur les sujets sensibles au prisme des sciences de l’information et de la communication. Communiquer. Revue de communication sociale et publique, 11, 81‑100. https://doi.org/10/ggq5cq

Lits, B. (2019). Astroturf lobbying in the EU : The case of shale gas exploration. Networking Knowledge: Journal of the MeCCSA Postgraduate Network, 12, 3‑18. https://doi.org/10.31165/nk.2018.112.521

Lits, B. (2020). Astroturfing. In Publictionnaire, Dictionnaire encyclopédique et critique des publics,. http://publictionnaire.huma-num.fr/notice/astroturfing/

Lock, I., P. Seele & R. L. Heath. 2016. Where Grass Has No Roots: The Concept of ‘Shared Strategic Communication’ as an Answer to Unethical Astroturf Lobbying. International Journal of Strategic Communication 10 (2)

McNutt, J. G., & Boland, K. (2007). Astroturf, technology and the future of community mobilization: Implications for nonprofit theory. Journal of Sociology and Social Welfare, 34(3), 165–178.

Sisson, D. C. (2017). Inauthentic communication, organization-public relationships, and trust: A content analysis of online astroturfing news coverage. Public Relations Review, 43(4), 788‑795.

[APPEL A COMMUNICATIONS] Pesticides : Dialogues Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales.

Pour toutes celles et ceux intéressés par la question des pesticides, Nataly Botero (Université de Bourgogne – CIMEOS), Hélène Ledouble (Université de Toulon – BABEL) et François Allard-Huver (Université de Lorraine – CREM) organisent deux journées d’étude les 21 et 22 octobre 2021 à la MSH de Dijon. Ces journées sont prévues en modalité mixte (présentiel et distanciel). Vous trouverez le texte complet de l’appel ci-après ainsi qu’en version PDF ici.

La date limite d’envoi des propositions (3000 signes maximum, espaces compris) est prévue au 4 juin. N’hésitez pas à envoyer vos textes (je.pesticides.shs@gmail.com) !


Appel à communications – Journées d’études PESTICIDES : DIALOGUES INTERDISCIPLINAIRES
EN SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

Lieu et date :

MSH de Dijon
Université de Bourgogne
21 et 22 octobre 2021
Journées prévues en modalité mixte (présentiel et distanciel)

Texte de l’appel :

Les attentes sociétales vis-à-vis de la production alimentaire sont nombreuses : produits de qualité, réduction de la pollution, respect de la biodiversité et du bien-être animal, et ce alors que les agriculteurs sont soumis aux lois d’un marché fortement concurrentiel. Les cultures, quant à elles, subissent la pression d’un ensemble d’organismes qu’il est nécessaire de maîtriser. L’usage de produits phytosanitaires, bien qu’au cœur de nombreuses controverses scientifiques et polémiques médiatiques, est susceptible d’apparaître comme une solution pour minorer les pertes.

Alors que la protection des cultures a été documentée depuis l’Antiquité, les pesticides de synthèse ont fait émergence dans le cadre de la Révolution verte, avec un package technologique comprenant la mécanisation, l’irrigation et les monocultures (Deléage, 2019). Aux Etats-Unis, des toxicologues et des biologistes se sont intéressés à partir des années 1960 aux conséquences de l’usage de ces produits sur la santé humaine (Jouzel, 2019) et sur l’équilibre des écosystèmes (Carson, 1962). Les alertes données par les apiculteurs sur le déclin des abeilles ont été longtemps négligées, leurs connaissances informelles, non réductibles et locales étant dévalorisées par les formes instituées du savoir (Kleinman, 2012).

En France, les mesures publiques d’ampleur ont vu le jour avec le Grenelle de l’environnement lancé en 2007, en particulier avec le programme Ecophyto (Aulagnier et Goulet, 2017). Son objectif est de réduire de 50 % l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à l’horizon 2025. Plus récemment, l’interdiction des usages domestiques et urbains des pesticides a été promulguée, suivie du classement du glyphosate comme « cancérigène probable » en 2015 par le Centre International de Recherche sur le Cancer. Malgré ce classement, l’Union Européenne a réautorisé la mise sur le marché de cette molécule en 2017, alors que de nombreux contentieux ont été lancés par des victimes des produits phytosanitaires (cf. Paul François, Dewayne Johnson). Certaines ont obtenu gain de cause, les réponses juridiques défavorables aux industries s’appuyant sur la responsabilité des produits défectueux et l’obligation d’avertissement (Lambert, 2020).


L’usage des pesticides fait actuellement l’objet d’un intense débat public dans les instances médiatiques, politiques et associatives. Sur le plan médiatique, des études récentes concluent à un cadrage simplificateur entre « bons » et « mauvais » pesticides (biopesticides vs. pesticides chimiques), ainsi qu’à une instabilité terminologique ne permettant pas au grand public de saisir ces problématiques complexes (Ledouble, 2020). Sur le plan politique, la dérogation accordée en 2020 aux néonicotinoïdes, pesticides dits « tueurs d’abeilles », a fait l’objet de fortes controverses.


Des voix dissonantes issues des mouvements associatifs et citoyens se lèvent : en s’appropriant ce problème, elles le font migrer d’un univers strictement agricole vers un problème de société. Au vu de la complexité des enjeux actuels et à venir, l’objectif de ces journées d’études est de favoriser des dialogues et des débats interdisciplinaires sur les pesticides au sein des sciences humaines et sociales (Galochet, Longuépée et al., 2008). Cette manifestation appelle aux contributions de chercheur.es en information-communication, en analyse de discours, de sociologues, anthropologues, géographes, psychologues, historien.nes et plus largement, économistes, philosophes, politologues et juristes, afin de favoriser la pluralité d’approches. Nous sollicitons ainsi des travaux portant sur les thématiques suivantes (liste non exhaustive) :

  • Activité discursive et argumentative des différents acteurs, arènes du débat et tensions
    observables au travers de la langue et du lexique (désignations consensuelles et disensuelles
    par exemple) ;
  • Élaboration et mise à l’épreuve du consensus par des controverses et des contre-discours
    scientifiques, politiques et médiatiques ;
  • Paroles et savoirs des acteurs engagés dans l’agriculture biologique (agriculteurs,
    coopératives), émergence et prise en compte de leur expertise ;
  • Tensions entre l’impératif de production, de protection des cultures et des sols, d’une part et
    protection de la santé des agriculteurs et de la biodiversité, d’autre part ; alternatives aux
    pesticides de synthèse (biocontrôle, lutte biologique, etc.) ;
  • Acteurs associatifs engagés dans des logiques de dénonciation : mouvements généralistes sur
    l’écologie et associations spécialisées (Phyto-victimes, Générations Futures, Nous voulons des
    Coquelicots, Collectif Glyphosate, etc.) ;
  • Pratiques scientifiques et communicationnelles des acteurs économiques et industriels,
    influence et activité de lobbying ;
  • Procédures en justice, initiatives juridiques des pouvoirs locaux (cf. Daniel Cueff, maire de
    Langouët), affaires et scandales (« Monsanto papers ») ;
  • Science règlementaire, fabriques du savoir et de l’ignorance ;
  • Productions issues des industries culturelles : séries (Jeu d’influence, Arte, 2019), films (Au
    nom de la terre, Edouard Bergeon, 2019), romans (La malchimie, Gisèle Bienne, 2019).

Bibliographie

  • ALLARD-HUVER F. (2020), « Savoirs, dispositifs et médiations des risques alimentaires : le scandale des œufs contaminés au fipronil », Les enjeux de l’information et de la communication, n° 3, p. 29-42.
  • BOTERO N. (à paraître, 2021), « Soustraire l’alimentation du débat sur les pesticides : traitement médiatique d’un problème en une », HUGOL-GENTIAL C., BADAU E. et al. (dirs.), Qu’est-ce que l’on mange ?, EUD, Dijon.
  • AULAGNIER A., GOULET F. (2017), « Des technologies controversées et de leurs alternatives. Le cas des pesticides agricoles en France », Sociologie du travail, n° 3 [en ligne].
  • CARSON R. (1962), Silent spring, Penguin, Londres, 323 p.
  • DELEAGE J.-P. (2019), « Une alimentation digne et saine pour tous ! », Écologie et Politique, n° 59, p. 5-13
  • GALOCHET M., LONGUEPEE J., et al. (dirs.) (2008), L’environnement : discours et pratiques interdisciplinaires, Artois Presses Université, Arras, 290 p.
  • JOUZEL J.-N. (2019), Pesticides. Comment ignorer ce que l’on sait, Presses de Sciences Po, Paris, 261 p.
  • KLEINMAN D. L., SURYANARAYANAN S. (2012), « Dying Bees and the Social Production of Ignorance », Science, Technology & Human Values, n° 38 [en ligne].
  • LAMBERT E. (2020), « Le contentieux américain des victimes de l’exposition au glyphosate », Revue juridique de l’environnement, n° spécial, p. 201-213.
  • LEDOUBLE H. (2020), “Term circulation and conceptual instability in the mediation of science: Binary framing of the notions of biological versus chemical pesticides”, Discourse & Communication, vol. 14, p. 466-488.

Modalités d’envoi :

Les propositions de 3000 signes maximum (espaces compris) comporteront un titre, nom, prénom et rattachement institutionnel des auteur.es, quatre à cinq mots-clés, un résumé en français et une bibliographie. Merci d’envoyer les fichiers sous format word à l’adresse mail suivante :
je.pesticides.shs@gmail.com

Calendrier :

Date limite d’envoi des propositions : 4 juin 2021
Réponse aux auteur.es : 2 juillet 2021
Diffusion du programme prévisionnel : 8 octobre 2021

Comité d’organisation :

Nataly BOTERO (Université de Bourgogne – CIMEOS)
Hélène LEDOUBLE (Université de Toulon – BABEL)
François ALLARD-HUVER (Université de Lorraine – CREM)

Comité scientifique :

François ALLARD-HUVER (MCF, Université de Lorraine – CREM)
Nataly BOTERO (MCF, Université de Bourgogne – CIMEOS)
Gilles BRACHOTTE (MCF, Université de Bourgogne – CIMEOS)
Claude COMPAGNONE (PR, AgroSup Dijon)
Valérie DELAVIGNE (MCF, Sorbonne Nouvelle – CLESTHIA)
Fanny DOMENEC (MCF, Panthéon Assas – Pôle Langues)
Clémentine HUGOL-GENTIAL (MCF HDR, Université de Bourgogne – CIMEOS)
Hélène LEDOUBLE (MCF, Université de Toulon – BABEL)
Aura PARMENTIER (MCF, Université Côte d’Azur – GREDEG)
Elodie VARGAS (PR, Université Grenoble Alpes – GREMUTS

Bulletin n°1 – Mars 2021

Bulletin n°1 –  Mars 2021

En ce début d’année 2021, l’ACCS a le plaisir de vous proposer son premier bulletin. Au menu, le retour sur notre séminaire « Transition écologique et Publicité », l’agenda 2021 ainsi que l’invitation pour notre prochain évènement le 16 mars prochain, quelques annonces concernant la vie de l’association mais également le lancement de notre page Linkedin. N’hésitez pas à vous abonner pour suivre toutes nos actualités !

Merci pour votre soutien et au plaisir de vous retrouver le 16 mars à notre prochaine visioconférence sur le thème “Communication et risques climatiques”.


Actes du séminaire “Publicité et transition écologique” 

Avec plus de 130 inscrits, le séminaire “Publicité et transition écologique” de novembre 2020 a été un vrai succès. Vous trouverez les résumés des interventions de nos orateurs sur notre site à l’adresse suivante : 

https://academie-ccs.uqam.ca/wp-content/uploads/2021/01/Livre_Seminaire_ACCS_2020.pdf

En complément de ces résumés, vous trouverez sur YouTube l’intégralité des interventions ainsi que des échanges qui ont suivis :


Visioconférence “Communication et risques climatiques” – 16 mars 17h – 19h

Le premier événement 2021 de l’ACCS aura lieu le mardi 16 mars de 17 à 19h en visioconférence.

Il aura pour thème la communication sur les risques climatiques et sera réalisé autour d’un regard croisé par des spécialistes de quatre pays, la France, La Belgique, le Canada et la Norvège. 

Il est organisé en partenariat avec la Chaire de relations publiques et communication marketing de l’Université du Québec à Montréal, le GER « Communication, environnement, science et société » de la SFSIC, la Fondation Nicolas Hulot, l’Earth & Life Institute, l’ADEME et Sidièse.

Inscription obligatoire via eventbrite :

https://www.eventbrite.fr/e/billets-communication-et-risques-climatiques-139430924649

Vous trouverez le programme de l’évènement sur notre site : https://academie-ccs.uqam.ca/climat_risques/


Agenda 2021

Deux autres événements sont d’ores et déjà prévus pour l’année 2021 : 

  • Une visioconférence sur le sujet des relations publiques, le 7 mai, avec un focus sur les pratiques professionnelles et l’encadrement de la profession autour de Marc David, Université de Sherbrooke animateur, Guy Versailles, consultant et membre du conseil de la Société canadienne des relations publiques et Elise LeMoing, Présidente de la section Relations Publiques de l’IHECS.
  • Un séminaire annuel sur le thème de l’Astroturfing, avec la diffusion d’un appel à communication dans les prochaines semaines. La date du 17 novembre a été retenue pour ce séminaire.

L’Agence Sidièse, partenaire officiel de l’ACCS

Accompagnant l’ACCS sur ses événements depuis trois ans, l’Agence Sidièse est devenue partenaire officielle de notre Académie. 

Sidièse est une agence de communication indépendante exclusivement dédiée aux enjeux de la responsabilité sociale et environnementale des marques et des entreprises. Créée en 1999, elle a obtenu, en 2020, la qualité de société à mission. Sidièse est entreprise B-Corp et labellisée RSE Agences Actives.

http://www.sidiese.com/

Si vous ou votre organisation souhaitez soutenir les actions de l’ACCS, n’hésitez pas à nous contacter pour en discuter : contact@academie-ccs.org


Deux nouveaux membres pour le Comité d’Orientation

Guylaine Maltais, développeuse de capacités, et Lucile Schmid, Vice-présidente de la Fabrique écologique, rejoignent le Comité d’Orientation de l’ACCS. Bienvenue et merci à elle !

https://academie-ccs.uqam.ca/academie/co/

Rejoignez nous sur Linkedin

L’Académie vient d’ouvrir sa page sur Linkedin afin de pouvoir vous informer régulièrement de nos actualités et de pouvoir faciliter les échanges avec nos membres et sympathisants. 

N’hésitez pas à nous rejoindre :

https://www.linkedin.com/company/academie-ccs

[ANNONCE] Communication et risques climatiques – 16 Mars – 17h

Le premier événement de l’ACCS aura lieu le mardi 16 mars de 17 à 19h en visioconférence.

Il aura pour thème la communication sur les risques climatiques et sera réalisé autour d’un regard croisé par des spécialistes de quatre pays, la France, La Belgique, le Canada et la Norvège. 

Il est organisé en partenariat avec la Chaire de Relations Publiques Université du Quebec à Montreal, le GRE « Communication, environnement, science et société » de la SFSIC, la Fondation Nicolas Hulot, l’Earth & Life Institute, l’ADEME et Sidièse.

Inscription obligatoire via eventbrite :

https://www.eventbrite.fr/e/billets-communication-et-risques-climatiques-139430924649

Programme

17 h 00 – Introduction.

  • François Allard. Maitre de conférences, Université de Lorraine.

17 h 10 – Crise Covid et risque climatique, quelles leçons ?

  • Thierry Libaert, Président ACCS, collaborateur scientifique au Earth & Life Institute.

17 h 30 – Climats, communication et image : contribution sémiotique

  • Andrea Catellani, Professeur en sciences de la communication à l’Université catholique de Louvain (Belgique).

17 h 50 – La représentation de l’avenir dans les blogs climatiques. Approche linguistique sur des blogs francophones.

  • Kjersti Flottum, Professeur de linguistique à l’Université de Bergen (Norvège).

18 h 10 – La communication sur le risque d’inondation.

  • Bernard Motulsky, Professeur à l’Université du Québec à Montréal.

18 h 30 – Débat

18 h 50 – Conclusion.

  • Béatrice Vigouroux. Maitre de conférence. INSA Toulouse.

Vidéos du Séminaire « Publicité et transition écologique »

Vous trouverez sur cette page les captations vidéos du séminaire « Publicité et transition écologique » du 19 novembre 2020.

La playlist youtube est disponible ici :

Introduction par François Allard-Huver et mot du Président par Thierry Libaert.

Publicité, le modèle de communication des entreprises en question, par Jean-Marie Charpentier.

Publicité, transition écologique et développement durable en Afrique, par Karine Johannes

L’argumentaire des annonceurs confrontés à une accusation de greenwashing, par Mathieu Jahnich

Pub et déchets : la promotion enthousiaste de l’obsolescence par les publicitaires, par Jeanne Guien

Débat final & Conclusion du séminaire par Bernard Motulsky