Archives de catégorie : Actus ACCS

[ANNONCE] Communication et risques climatiques – 16 Mars – 17h

Le premier événement de l’ACCS aura lieu le mardi 16 mars de 17 à 19h en visioconférence.

Il aura pour thème la communication sur les risques climatiques et sera réalisé autour d’un regard croisé par des spécialistes de quatre pays, la France, La Belgique, le Canada et la Norvège. 

Il est organisé en partenariat avec la Chaire de Relations Publiques Université du Quebec à Montreal, le GRE « Communication, environnement, science et société » de la SFSIC, la Fondation Nicolas Hulot, l’Earth & Life Institute, l’ADEME et Sidièse.

Inscription obligatoire via eventbrite :

https://www.eventbrite.fr/e/billets-communication-et-risques-climatiques-139430924649

Programme

17 h 00 – Introduction.

  • François Allard. Maitre de conférences, Université de Lorraine.

17 h 10 – Crise Covid et risque climatique, quelles leçons ?

  • Thierry Libaert, Président ACCS, collaborateur scientifique au Earth & Life Institute.

17 h 30 – Climats, communication et image : contribution sémiotique

  • Andrea Catellani, Professeur en sciences de la communication à l’Université catholique de Louvain (Belgique).

17 h 50 – La représentation de l’avenir dans les blogs climatiques. Approche linguistique sur des blogs francophones.

  • Kjersti Flottum, Professeur de linguistique à l’Université de Bergen (Norvège).

18 h 10 – La communication sur le risque d’inondation.

  • Bernard Motulsky, Professeur à l’Université du Québec à Montréal.

18 h 30 – Débat

18 h 50 – Conclusion.

  • Béatrice Vigouroux. Maitre de conférence. INSA Toulouse.

Vidéos du Séminaire « Publicité et transition écologique »

Vous trouverez sur cette page les captations vidéos du séminaire « Publicité et transition écologique » du 19 novembre 2020.

La playlist youtube est disponible ici :

Introduction par François Allard-Huver et mot du Président par Thierry Libaert.

Publicité, le modèle de communication des entreprises en question, par Jean-Marie Charpentier.

Publicité, transition écologique et développement durable en Afrique, par Karine Johannes

L’argumentaire des annonceurs confrontés à une accusation de greenwashing, par Mathieu Jahnich

Pub et déchets : la promotion enthousiaste de l’obsolescence par les publicitaires, par Jeanne Guien

Débat final & Conclusion du séminaire par Bernard Motulsky

Agenda 2021 / Résumés du séminaire « Publicité et transition écologique »

Au non du bureau de l’Académie des Controverses et de la Communication Sensible, nous vous présentons nos meilleurs voeux pour cette année 2021. Nous n’avons pas de doute que se présenteront toutefois pas mal de nouvelles controverses et de cas de communication sensible et que nous seront bien occupés.


L’année 2020 a connu un ralentissement bien normal de nos activités avec toutefois un moment fort, celui de notre séminaire annuel le 19 novembre dernier sur le thème « Publicité et transition écologique ».

Vous trouverez ici les résumés des interventions du séminaire : Publicité et transition écologique.

Nous mettrons prochainement en ligne les vidéos des interventions sur notre site.

Agenda 2021

Pour 2021, nous allons poursuivre dans l’immédiat nos conférences en visio sous un format plus léger, sans appel à contribution et sur invitation d’experts.

Parmi nos sujets en projet, nous allons organiser le 16 mars une conférence sur le thème « Communication et risque climatique » avec notamment Bernard Motulsky de l’ UQAM et Andrea Catellani de l’UCL.

Ainsi, Nous envisageons aussi une conférence visio sur le sujet des relations publiques, sans doute en mai 2021, notamment sous l’angle de ses spécificités professionnelles.

Nous sommes néanmoins attaché à l’organisation d’un séminaire annuel avec appel à communication. Nous avons acté le thème de notre prochain séminaire annuel, en octobre ou novembre. Il aura pour thème l’Astroturfing. Nous rédigerons le mois prochain notre appel à contribution.

A bientôt et au plaisir de vous retrouver lors d’un évènement de l’ACCS.

Amicalement

Le bureau de l’ACCS,

Thierry Libaert, Bernard Motulsky & François Allard-Huver

[Partenaire] Les pratiques d’influence aux XXe et XXIe siècles

Une annonce de notre partenaire le Répine.

Le Réseau d’Etude des Pratiques d’Influence (Répine) est né avec l’objectif de mettre en discussion un certain nombre de recherches qui portent sur les différents domaines de l’influence.  Cette année, Répine organise un séminaire à l’EHESS avec une série d’invitées et d’invités sur des sujets tout aussi actuels que l’économie de l’attention et l’économie comportementale, les relations publiques et la publicité, les influenceurs et les réseaux sociaux, etc.

Les pratiques d’influence aux XXe et XXIe siècles

Le domaine des pratiques d’influence est proliférant (publicité, propagande, marketing, relations publiques, communication, psychologie sociale, algorithmique appliquée…). Il importe de saisir non seulement sa portée, mais son extension, ses dynamiques, ses pratiques, ses logiques, ses techniques. Où et sur qui s’exercent ces pratiques ? Quelles sont leurs histoires ? Qui sont leurs praticiens ? Quels sont leurs fronts pionniers ? Pourquoi importe-t-il de les considérer tout autant chacune dans leur spécificité qu’ensemble ? Quelle est la contribution des pratiques d’influence à la production de la valeur (économique et politique) ? Du point de vue du présent tout comme de l’histoire de longue durée, le gouvernement par l’influence (une forme de la gouvernementalité) n’est-il pas une dimension majeure de la bascule néolibérale que le monde connaît aujourd’hui ?

Ce séminaire est organisé par Répine (Réseau d’étude des pratiques d’influence), réseau international et multidisciplinaire comme son objet l’impose, en particulier par Piergiorgio Bruno, Yves Cohen, Hugo Souza de Cursi, Valérie Durieu, Camille Lavoipierre, Marco Santana, Anna Shapovalova et Francesca Martinez Tagliavia, (https://enseignements.ehess.fr/2020-2021/ue/752).

Programme 

1er décembre 2020 : La notion de pratiques d’influence : débats

5 janvier 2021 : Influenceur·se·s et réseaux sociaux

  • Brooke Erin Duffy (Cornell University)
  • Participation d’un·e influenceur·se (détails à venir) 

2 février 2021 : Économie comportementale et politiques publiques  

  • Olivier Pilmis (CNRS/Sciences Po)
  • Henri Bergeron (CNRS/Sciences Po)

2 mars 2021 : Marchands de doutes, marchands d’attention  

  • Naomi Oreskes (Harvard University)
  • Mathias Girel (École normale supérieure, PSL)

6 avril 2021 : Relations publiques et démocratie        

  • Scott Anthony (Nanyang Technological University, Singapore)
  • David Ellwood (Johns Hopkins University, SAIS, Bologna Institute)

4 mai 2021 : L’influence des algorithmes        

  • Antonio Casilli (Telecom Paris-Institut Polytechnique de Paris/EHESS)
  • Second participant à confirmer

1er juin 2021 : Faire une histoire de la manipulation  

  • David Colon (Sciences Po)
  • André Gunthert (EHESS)

Le séminaire se déroule les premiers mardis du mois de 16 à 19 h (il pourra avoir exceptionnellement pour horaire 15 à 18 h, ce qui figurera sur le site et sera indiqué aux inscrit.e.s). 

Lieu : Salle A04_47, 54 bd Raspail 75006 Paris et à distance (séminaire au format hybride).

En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire ni recevoir les liens de connexion sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant au plus tard 72 heures avant le début de la première séance : http://listsem.ehess.fr/courses/752/requests/new

Sur l’impact environnemental de la publicité numérique à l’heure du « programmatique ».

L’actualité est riche de questionnements autour de l’impact environnemental de la publicité. Les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat et les textes de loi en préparation ont notamment mis en lumière certains des effets par lesquels l’activité publicitaire contribue à aggraver le changement climatique. Ces effets peuvent être indirects, par la manière dont la publicité encourage les comportements de surconsommation ou stimule la vente de produits peu écologiques. Ces effets peuvent également être directs, par la manière dont les supports publicitaires sont consommateurs d’énergie et de ressources rares. Les panneaux d’affichage extérieur numériques (Digital Out Of Home) sont ainsi le plus souvent visés, de par leur conception et leur expansion, mais ne sont pas seuls dans leur catégorie. Cet article analyse la manière dont la publicité numérique, de par ses caractéristiques technico-économiques, est particulièrement consommatrice d’énergie et de ressources.

La publicité numérique renvoie, de manière générale, à la diffusion de contenus publicitaires sur des supports numériques et connectés. Ces supports occupent une place croissante dans le paysage publicitaire. Depuis 5 ans, la publicité sur Internet est devenue le premier support en termes de recettes et génère une part considérable de la croissance du marché publicitaire. Les médias traditionnels eux-mêmes tendent à tirer une part croissante de leur revenus publicitaires de leurs espaces numériques (e.g. panneaux d’affichage numériques, sites web et applications des éditeurs média)[1]. En dépit d’une conjoncture économique particulièrement difficile, cette tendance devrait se poursuivre en 2021[2]. La publicité en ligne est devenue, en 25 ans, un support incontournable pour les annonceurs. Le numérique offre effectivement des possibilités démultipliées par rapport aux médias hors-ligne et notamment :

  • Une abondance et une diversité d’espaces disponibles (e.g. liens sponsorisés, bannières, vidéos, contenus natifs), à la différence des supports traditionnels limités physiquement ou légalement ;
  • Une automatisation quasi-complète de la chaîne de valeur, tirant profit du très haut débit et de l’accroissement des capacités de calcul, permettant ainsi l’optimisation des processus d’achat/vente et de l’adressage, via le recours au ciblage des consommateurs ;
  • Une extension des possibilités de mesure de l’activité publicitaire, à travers l’utilisation de traceurs tels que les cookies, permettant des mesures fines et multiples de l’audience centrées sur les sites ou leurs utilisateurs, mais aussi de l’efficacité des publicités.

La publicité numérique offre ainsi aux annonceurs et à leurs prestataires des capacités étendues d’optimisation des budgets publicitaires et d’automatisation des processus d’achat média et d’adressage. Ces capacités s’incarnent particulièrement dans la publicité dite « programmatique » qui opère, de façon automatisée et à travers des mécanismes d’enchère en temps réel (real-time bidding) l’affichage de publicités  ciblées à la maille individuelle (microtargeting). Ce mode de transaction concerne une très large majorité des achats publicitaires sur Internet[3] et tend à se développer sur l’ensemble des supports numériques, y compris ceux des médias traditionnels. Par ce biais, l’achat publicitaire ne se focalise plus sur des contextes éditoriaux, mais vise principalement à atteindre des audiences bien précises. La publicité « programmatique » peut être perçue comme l’aboutissement d’un processus en cours depuis la seconde moitié du 20ème siècle où la mobilisation des moyens informatiques avait permis de faire des audiences l’objet de la transaction marchande (commodification)[4].

Par ailleurs, l’un des effets du « programmatique » est d’avoir considérablement augmenté et complexifié la chaîne de valeur industrielle de la publicitaire. Entre l’annonceur, ses prestataires et les éditeurs médias, une importante cohorte d’intermédiaires techniques réalise de nombreuses opérations techniques en quelques millièmes de secondes. Entre le moment où un internaute ouvre une page web et où celle-ci s’affiche, son profil a été reconnu ou qualifié suivant des critères définis à l’avance (e.g. profil sociodémographique, préférences, intentions d’achat) et attribué aux enchères à un acheteur qui opère pour le compte d’un annonceur. Du côté des acheteurs comme des vendeurs, le raffinement technique permet une comparaison systématique entre les offres afin d’optimiser tant le prix d’achat que le prix de vente, entre de très nombreux candidats potentiels. Une fois l’attribution réalisée, des processus de personnalisation permettent de présenter une publicité micro-ciblée dont l’efficacité est ensuite mesurée et analysée (e.g. taux de clic, durée de visionnage de la vidéo, taux de visite ultérieure sur le site de l’annonceur). Le déroulement est  relativement similaire pour ce qui concerne la publicité sur les réseaux sociaux, à la différence que ces opérations sont internalisées chez un unique éditeur (e.g. Facebook).

Ces processus multiples font dialoguer une quantité importante d’opérateurs présents à différents endroits du globe, accentuant ainsi la consommation énergétique sur trois postes principaux : le terminal de l’utilisateur final, les serveurs des opérateurs impliqués et le réseau Internet. Une étude relativement récente avait estimé la consommation énergétique totale de la publicité en ligne en 2016 à 106 TWh pour des émissions de carbone estimées à 60 Mt CO2e[5]. La croissance du volume d’opérations, à travers le raffinement des possibilités offertes en termes d’optimisation, de ciblage, de mesure et de personnalisation, ainsi que la généralisation progressive de ce mode de vente à l’ensemble des supports numériques peut faire présager une croissance de la consommation énergétique de la publicité numérique, sans compter l’ensemble des ressources rares consommées sur l’ensemble du cycle de vie des objets mobilisés tout au long de la chaîne de valeur. L’impact direct de la publicité en ligne sur l’environnement n’est donc pas négligeable et devrait croître dans les années à venir, avec l’extension des méthodes du « programmatique » à l’ensemble des supports numériques. Si les mesures de cet impact demeurent rares, il convient d’ores et déjà de s’interroger sur les moyens mis en œuvre pour le réduire, en cohérence avec les efforts collectivement déployés pour réduire l’empreinte des activités économiques sur l’environnement.

Le secteur de la publicité, de plus en plus ouvert au dialogue sur le sujet de l’environnement[6], sera progressivement confronté aux effets négatifs issus des modes transactionnels propre aux supports numériques. La promotion et l’extension de la publicité « programmatique » va de pair avec une augmentation des flux, des opérations et la mobilisation croissante d’intermédiaires techniques, dans un contexte où les médias traditionnels entament la transition numérique de leur offre publicitaire. Le raffinement du ciblage, l’enrichissement des profils d’utilisateurs par leur reconnaissance croisée sur plusieurs terminaux, ainsi que l’amélioration constante de la mesure de l’efficacité constituent autant de promesses que la publicité numérique adresse aux annonceurs. L’idée d’une réduction des volumes publicitaires ou d’une simplification de l’architecture technique et marchande ne semble pas aller dans le sens de l’histoire. Pour autant, les critiques portées contre l’impact environnemental des activités numériques – à l’égard du streaming vidéo, par exemple – se font de plus en plus ardentes. Les acteurs de la publicité à la recherche d’une meilleure acceptabilité sociale et environnementale devraient affronter ce sujet afin d’éviter de se voir confrontés, à terme, à une dure réalité : un contenu publicitaire n’est jamais sollicité par le consommateur, il n’est donc pas perçu comme indispensable.

Théophile Megali, docteur en sciences de gestion et chercheur associé à la Chaire Gouvernance et Régulation (U. Paris-Dauphine – PSL). Contact : theophile.megali[at]dauphine.eu. 


[1] IREP, France Pub & Kantar Media, Baromètre Unifié du Marché Publicitaire (BUMP) 2019.

[2] Magna / IPG Mediabrands prévoit notamment une hausse de 8% des investissements en publicité numérique en France en 2021. Source : “Marché publicitaire : selon les dernières tendances d’IPG Mediabrands, la France sera l’un des pays les plus touchés au monde par la crise avec un recul des investissements de 13 %”, La Correspondance de la Publicité, 16.06.2020.

[3] En 2019, 78% des achats publicitaires de bannières sur sites (display classique) et réseaux sociaux (social display) étaient réalisés en «programmatique». Source : SRI, UDECAM, Oliver Wyman, 23ème observatoire de l’e-pub, 2020.

[4] McGuigan, Lee. « Automating the audience commodity: The unacknowledged ancestry of programmatic advertising. » New Media & Society 21.11-12 (2019): 2366-2385.

[5] A titre de comparaison, ce chiffre en TWh correspond à environ 1,5 fois la consommation brute annuelle d’électricité en Ile-de-France en 2019 (calcul d’après le bilan électrique annuel de RTE). Source : Pärssinen, Matti, et al. « Environmental impact assessment of online advertising. » Environmental Impact Assessment Review 73 (2018): 177-200.

[6] Florence Roussel, « Inquiets de leur sort, les acteurs de la pub veulent devenir le ‘bras armé de la transition’ », actu-environnement.com, 06.10.2020.

[J-7] Séminaire ACCS – Publicité et transition écologique – 19 novembre – En ligne

Quel rôle pour la publicité dans la transition écologique ?

L’Académie des controverses et de la communication sensible organise son deuxième séminaire autour du rôle que la publicité peut ou doit jouer dans le processus de transition écologique pour s’adapter aux changements climatiques et aux défis de l’avenir. Depuis quelques mois, le sujet du rôle de la publicité dans ses implications avec les enjeux de la transition écologique a explosé dans l’espace public (Rapport Libaert/Guibert, Proposition de loi EDS, Rapport Big Corpo, Propositions de la Convention citoyenne sur le climat, états généraux de la publicité, retrait des ONG environnementale de la régulation publicitaire…). Le séminaire a pour but de faire le point dans une optique académique sur ces questions.

En partenariat avec La Fondation Nicolas Hulot, le Earth & Life Institute, le Groupe de recherche « Communication, environnement, science et société » de la Société française des Sciences de l’information et de la Communication et l’agence Sidièse.

Jeudi 19 novembre 2020 17h00 à 19h30 (heure de Paris) – En ligne – Inscription obligatoire via Eventbrite : ici

#accs #transition #publicité

Contacts

Thierry Libaert, Président ACCS, thierry.libaert@uclouvain.be

Bernard Motulsky, Vice-président ACCS motulsky.bernard@uqam.ca

François Allard-Huver, Secrétaire général ACCS francois.allard-huver@univ-lorraine.fr

[Partenaire ACCS] Groupe d’étude et de recherche – « Communication, environnement, science et société »

Créé et labellisé le 22 novembre 2018 par la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication (SFSIC), le groupe d’études et de recherche « Communication, environnement, science et société » (CESS) est un réseau de recherche international, qui regroupe à ce jour plus d’une quarantaine de chercheurs francophones en communication environnementale.

Il a pour vocation de formaliser et d’institutionnaliser un lieu de rencontres et de recherches dans le champ de la communication environnementale, définie par l’association internationale des chercheurs en communication environnementale (IECA) comme incluant « toutes les diverses formes de communication interpersonnelle, de groupe, publique, organisationnelle et médiatisée qui constituent le débat social sur les problèmes et enjeux environnementaux et notre relation avec le reste de la nature ». La dénomination plus large « Environnement, Science et Société » souligne « l’encastrement » profond de la communication environnementale dans la société et ses liens avec le domaine scientifique.

Les controverses, tensions et polémiques liées aux enjeux de la nature et de l’environnement sont évidemment au centre de l’intérêt du GER.

Ce collectif de chercheurs a vocation à construire des compétences et des savoirs utiles à la « transition écologique » devenue indispensable à l’ère de l’anthropocène. Le GER souhaite offrir un espace ouvert de dialogue scientifique, sociétal et professionnel qui permette de monter en puissance concernant ces thématiques toujours plus prégnantes dans la société, et faciliter les échanges entre chercheurs.

Le périmètre thématique du groupe inclut les différents aspects communicationnels des notions liées aux préoccupations environnementales : l’écologie, le développement durable, la transition écologique, le risque, le discours scientifique et de vulgarisation, la communication scientifique voire muséale, la mobilisation, les crises, les discours et activités communicationnelles des acteurs publics et privés, marchands et non marchands, au niveau local, national et international, en utilisant tout type de technologie, support et dispositif. Toutes les approches et méthodologies de recherche en SIC peuvent être mobilisées.

Pour plus d’information, le carnet du GER : https://comenvironnement.hypotheses.org/ & le groupe Facebook : https://www.facebook.com/groups/570749766875311/

Publicité et transition écologique – Programme et lien d’inscription

Académie des Controverses et de la Communication Sensible.

Jeudi 19 novembre 2020 – En ligneInscription obligatoire via Eventbrite : ici

Programme du séminaire

17 h 00 – Ouverture. Présentation du séminaire – Thierry Libaert. Président de l’ACCS

17 h 10 – Animation – François Allard-Huver. Secrétaire Général ACCS. MCF Université de Lorraine.

17 h 15 – Publicité, le modèle de communication des entreprises en question. – Jean-Marie Charpentier. Consultant en communication. Administrateur de l’Association Française de Communication Interne.

17 h 35 – Publicité et transition écologique en Afrique – Karine Johannes. Enseignante Institut panafricain d’enseignement et de recherche sur les médias, l’information et la communication.

17 h 55 – L’argumentaire des annonceurs confrontés à une accusation de greenwashing – Mathieu Jahnich, chercheur indépendant, rattaché aux laboratoires LouRIM et LIMEEP-PS.

18 h 15 – Pub et déchets : la promotion enthousiaste de l’obsolescence par les publicitaires. Jeanne Guien, chercheuse indépendante, rattachée aux laboratoires du LISRA et du CETCOPRA.

18 h 35  – Un témoignage professionnel – La Publicité extérieure. Albert Asseraf. Enseignant à Dauphine Université Paris – Directeur Général Stratégie et Nouveaux Usages JCDecaux.

18 h 55 – Questions et débat

19 h 20 – Conclusion – Bernard Motulsky. Vice-Président ACCS. Professeur Université du Québec à Montréal.

19 h 30 – Fin du séminaire

Inscription obligatoire via Eventbrite : ici

La transition écologique remet en question le modèle publicitaire

Article paru dans l’édition du 25 août 2020 du journal Le Monde que vous pouvez consulter en cliquant ici

Thierry Libaert

Si elle opère sa révolution, la publicité peut constituer, de par son poids sur les imaginaires, un levier majeur dans la lutte contre le dérèglement climatique, estime l’universitaire.

Tout, ou presque, aura été essayé en matière de lutte contre le dérèglement climatique. Des mécanismes de financement innovants ont été créés, des innovations technologiques ont été encouragées, de nouveaux circuits basés sur l’économie circulaire ont été mis en place. Tous les leviers semblent avoir été actionnés. Tout sauf sans doute le plus important : celui qui prend racine dans notre cerveau, notre imaginaire.

Lors de la dernière session de la convention citoyenne pour le climat, en octobre 2019, la climatologue Valérie Masson-Delmotte, saisie d’une question relative aux priorités d’action en matière de lutte contre le dérèglement climatique, évoquait la question publicitaire en secteur prioritaire. Les préconisations de la convention, présentées le 21 juin 2020, firent l’effet d’une bombe dans le milieu publicitaire, habitué aux critiques de greenwashing et à quelques actions contre les panneaux publicitaires.

Pour lire le reste de cet article en ligne, cliquez ici.

Pour lire cet article en format PDF, cliquez ici.

Appel à Communications – Publicité et transition écologique – Séminaire ACCS

Texte de l’appel : ACCS Publicité et transition écologique.

  • Appel à communication

La critique publicitaire est née au milieu du 19ème siècle, peu de temps après l’apparition des premières annonces dans la presse (1836). Elle s’est progressivement transformée et l’on peut aujourd’hui délimiter trois périodes majeures.

D’abord une critique portant sur « l’abêtissement » publicitaire, celle-ci était essentiellement relayée par des écrivains comme Paul Valéry, René Etiemble ou Georges Duhamel et visait le langage de la publicité.

La critique a ensuite évolué pour se focaliser sur l’intrusion publicitaire. Il s’agit, en premier lieu, de dénoncer la présence jugée excessive des panneaux publicitaires dans les paysages et l’espace public puis, dans un second temps, de critiquer l’explosion du digital et des publicités numériques.

Enfin, au début des années 2010, une nouvelle critique émerge et porte essentiellement sur les aspects de transition écologique. La question principale vise le décalage apparu entre une nécessaire sobriété en matière de consommation et un modèle publicitaire dont l’objectif est de vendre toujours plus.

Depuis quelques mois, la question des rapports entre publicité et transition écologique est au cœur de l’actualité et de l’attention médiatique. Au mois de juin 2020, un collectif de vingt-cinq ONG a publié un rapport « Big Corpo » suivi d’un nouveau rapport émanant notamment de Greenpeace et réclamant une « Loi Évin pour le Climat ». Un rapport proposant une vingtaine de mesures sur les liens entre publicité et environnement a été remis au ministère de la Transition Écologique et Solidaire. Tout dernièrement, la Convention citoyenne pour le Climat a recommandé l’interdiction de la publicité des produits les plus polluants et demandé l’apposition d’une mention destinée à lutter contre la surconsommation « En avez-vous vraiment besoin ? »

La publicité se retrouve dans une situation inédite et cherche à valoriser son rôle économique et social ainsi que ses initiatives. Le débat devrait se poursuivre avec le dépôt d’une proposition de loi à l’Assemblée Nationale et la mise en place des États Généraux de la Publicité pilotés par la filière communication.

Si des sujets comme le greenwashing ont pu être abordés par les sciences de l’information et de la communication, la question des rapports entre publicité et transition écologique a été peu étudiée dans le monde académique. C’est pourquoi l’Académie des Controverses et de la Communication Sensible souhaite organiser un séminaire le jeudi 19 novembre, de 17 à 19 heures.

Ce séminaire est organisé en partenariat avec la chaire de Relations Publiques et Communication Marketing de l’Université du Québec à Montréal, le Groupe d’étude et de recherche « Communication, Environnement, Science et Société » de la SFSIC, l’Earth and Life Institute et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.

Selon l’évolution de la situation pandémique celui-ci se déroulera soit en présentiel, soit sous forme de webinaire.

  • Propositions d’axes de travail (non limitatif)
  • Les interactions entre les acteurs impliqués ;
  • Les formes de la remise en cause actuelle ;
  • L’analyse des messages publicitaires ;
  • La régulation publicitaire ;
  • La place du numérique ;
  • L’incidence écologique des supports publicitaires ;
  • L’intégration des démarches de publicité responsable dans la RSE des entreprises ;
  • Etc.
  • Modalités de soumission

Les chercheurs intéressés pour proposer une contribution (15 minutes) sont invités à nous adresser une proposition avant le lundi 14 septembre. Les propositions de communication devront être adressées simultanément aux trois contacts ci-dessous.

Format attendu : 1 000 ou 1 500 signes, en incluant la bibliographie, 5 mots clés.

Les interventions feront ensuite l’objet d’une publication sous forme d’actes du séminaire.

Contacts :      François Allard – francois.allard-huver@univ-lorraine.fr

Thierry Libaert – thierry.libaert@uclouvain.be

Bernard Motulsky – motulsky.bernard@uqam.ca